mercredi, février 24, 2010

Réaction à la réflexion d’un stagiaire

Pour ma part, je ne crois pas que la communication par courriel soit à prohiber. Dernièrement, nous voulions, mon enseignante-associée et moi, faire remplir une fiche (dans un document texte) à l’ordinateur, par les élèves. Nous nous interrogions beaucoup sur la meilleure manière de conserver une mise en forme standard. La solution trouvée fut d’envoyer le modèle de fiche à remplir à tous les élèves, qu’ils auront à remplir directement sur ordinateur. Dans ce cas-ci, ça avantage aussi la correction du travail, puisque le moyen oblige une uniformité dans toutes les présentations. Le travail final sera aussi à me remettre par courriel, pendant la semaine de relâche (ce permet une certaine flexibilité dans l’organisation du travail : la mienne, ou celle des élèves).

De plus, comme nous demandons couramment de remettre les travaux tapés, il est arrivé que certains élèves aient des difficultés à faire imprimer leurs travaux (coût, absence d’imprimante, etc.). Je permets maintenant la remise des travaux par courriel (ce qui simplifie la tâche pour certains). Toutefois, j’ai bien imposé mes limites : remise la veille avant 21h.

Un ami a aussi tenté une expérience blogue avec ses élèves. Il évaluait les commentaires face à certains enjeux. La participation était excellente. Il partageait aussi une part de découvertes web ou des liens sur l’actualité, ce qui m’apparaît pertinent. Il a maintenant migré vers facebook. Il y tient deux profils : un personnel, limité à ses proches; l’autre professionnel, ouvert à toute une communauté d’apprentissage. Il se sert des mêmes outils pour inviter les élèves à commenter des enjeux et à débattre de certains sujets. Participation et motivation sont tout autant au rendez-vous. Certains sujets ont eu plus de 200 commentaires, emplis de débats enflammés et pertinents! Je crois donc qu’il est plus facile pour les jeunes d’apprendre avec des outils qui leur plaisent.

À propos de facebook, une des enseignantes de La Voie m’a aussi confiée qu’elle était amie avec ses élèves. Ils lui écrivent assez fréquemment pour avoir des précisions sur la matière ou encore pour avoir un rappel des devoirs à remettre.

Toutefois, je crois que sur certains outils, il est essentiel de départager vie privée et professionnelle. De plus en plus, certains parlent d’identité numérique. Nous projetons une image sur la toile. Elle est accessible par tous, mais souvent, on en reste inconscient. Or, les temps changent et les employeurs, par exemple, consultent maintenant les engins de recherche pour mieux cerner les candidats. Cela vaut autant pour l’enseignant que les élèves. Il faut donc enseigner aux apprenants à avoir une bonne réputation en ligne et, de notre côté, conserver une identité positive sur Internet. (d’autres détails sur l’identité numérique ici) Par exemple, j’étais très étonnée que plusieurs ne connaissent pas le site ratemyteacher . Les élèves y commentent leurs enseignants et y notent la qualité de l’enseignement. Pour ma part, contrairement à d’autres, je suis en faveur d’une rétroaction sur l’enseignement donnée par les élèves. Par contre, je crois que plusieurs aimeraient savoir qu’elle existe et qu’elle est beaucoup plus accessible qu’on ne le pense (et parfois qu’on ne le souhaiterait). Pour éviter tout débordement, il faut donc être aussi à l’affût que les élèves.

Du reste, il ne faut pas oublier que les compétences en TIC sont maintenant affaire d’aujourd’hui. Si la plupart des élèves se débrouillent assez bien, il m’est arrivé de voir pendant mon stage 1 des élèves qui ne savaient pas comment écrire avec un clavier, reconnaître les accents, trouver les espaces, etc. De plus en plus d’experts considèrent que dorénavant, le manque de compétences informatiques sera une nouvelle forme d’analphabétisme. C’est notre devoir de bien outiller les élèves pour l’avenir. Aussi, je ressens souvent un certain jugement des élèves face aux enseignants qui en savent peu sur les TICs. Pour conserver son autorité, il faut démontrer une forme d’avant-gardisme – ou du moins d’actualité - à cet égard. Il ne faut pas oublier qu’une faiblesse de l’enseignant se traduit parfois par une baisse de son autorité, chose peu souhaitable.

Mais, pour en revenir au sujet principal, peut-être faudra-t-il bientôt repenser la place elle-même du courriel. L’outil existe depuis 1965 et est maintenant utilisé – étrangement – par « l’ancienne génération ». C’était du moins ce qu’on en disait pendant la conférence CLAIR 2010 (je n’étais pas présente, mais j’ai suivi le tout depuis twitter et le skype d’Alexandre!). Chez les jeunes, le web se veut maintenant social et instantané, d’où des outils comme facebook ou des logiciels de clavardage. C’est ce qu’on appelle le web 2.0. Et peut-être que ce dernier deviendra aussi archaïque. J’avais déjà blogué à ce sujet, mais le futur du web se jouera probablement dans l’organisation des intelligences, dans l’interconnectivité. Dans ce domaine, l’enseignement des compétences et/ou savoir-faire (qu’on le renie ou non), de la métacognition particulièrement technologique (tout change rapidement, il faut savoir s’adapter à tout type de médium), de la créativité (pour éviter la répétition, les gagnants seront ceux qui se démarquent) et de l’esprit de synthèse et d’analyse (savoir comprendre, regrouper et trier les informations pertinentes dans une mer de stimulis) seront peut-être des outils bien précieux pour les générations actuelles et futures.

mardi, octobre 21, 2008

L'expérience internaute modifierait la structure cérébrale


Le web changerait la structure du cerveau. Ainsi le rapporterait Newsweek. Et plus particulièrement :
«To see how the Internet might be rewiring us, Small and colleagues monitored the brains of 24 adults as they performed a simulated Web search, and again as they read a page of text. During the Web search, those who reported using the Internet regularly in their everyday lives showed twice as much signaling in brain regions responsible for decision-making and complex reasoning, compared with those who had limited Internet exposure. The findings, to be published in the American Journal of Geriatric Psychiatry, suggest that Internet use enhances the brain's capacity to be stimulated, and that Internet reading activates more brain regions than printed words. The research adds to previous studies that have shown that the tech-savvy among us possess greater working memory (meaning they can store and retrieve more bits of information in the short term), are more adept at perceptual learning (that is, adjusting their perception of the world in response to changing information), and have better motor skills.

Small says these differences are likely to be even more profound across generations, because younger people are exposed to more technology from an earlier age than older people. He refers to this as the brain gap. On one side, what he calls digital natives—those who have never known a world without e-mail and text messaging—use their superior cognitive abilities to make snap decisions and juggle multiple sources of sensory input. On the other side, digital immigrants—those who witnessed the advent of modern technology long after their brains had been hardwired—are better at reading facial expressions than they are at navigating cyberspace. "The typical immigrant's brain was trained in completely different ways of socializing and learning, taking things step-by-step and addressing one task at a time," he says. "Immigrants learn more methodically and tend to execute tasks more precisely." »

lundi, mai 28, 2007

L'art des présentations visuelles


En anglais, voilà un exemple de ce qu'il ne faut pas faire lors d'une présentation Powerpoint.
Life After Death by PowerPoint

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vendredi, avril 20, 2007

Et d'autres cartes conceptuelles

On ne s'en sort pas! Stumble Upon nous en offre à la pelleté!

Site vraiment intéressant, on voit même les liens entre les mots, Houba!

http://www.visuwords.com/

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mardi, mars 13, 2007

Des cartes conceptuelles!

J'ai stumblé (yé) sur des cartes conceptuelles... Léger rappel de la matière vue en cours.

http://www.topicscape.com/mindmaps/education/1?type=BD

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mardi, novembre 21, 2006

Site Web

En révisant mes notes de cours sur powerpoint, je me suis rendue compte qu'il était demandé d'écrire une entrée précisant ses démarches pour la création d'un site Web.

Rapidement, voilà mes propres conclusions :

-En aidant plusieurs camarades de bac, je me suis rendue compte comme il est complexe pour plusieurs de créer un site. Selon moi, une des principales difficultés tient de l'arborescence. Je crois qu'il est essentiel de comprendre ce que signifient les barres obliques, les .., les fichiers, pour comprendre les erreurs dûes aux liens. dossier1/sousdossier1/fichier1 ou ../dossier2/sousdossier2/fichier2 ou encore sousdossier3/fichier3 ou fichier4.
Un lien, c'est une manière de dire au site où se rendre à la prochaine page. Sors de ta maison, sors du quartier, rentre dans le quartier suivant, dans telle maison, telle pièce, va leur demander leur stylo mauve. L'explication est imagée, démagogique, certes, mais sapristounette, c'est à prendre en considération!

-Je suis plus satisfaite qu'avant de ma maîtrise du css et principalement des calques. Je vois vraiment l'avantage de travailler des styles et d'ensuite d'hasarder au contenu.

-Le fait que je connaisse déjà des sites Web et que j'aie passé une bonne partie des périodes à aider des camarades (notons-le toutefois... tout comme Alexandre et plusieurs autres) a développé une certaine procrastination chez moi. Faire le site Web ne m'a pas paru un défi aussi intéressant, principalement du fait que j'en ai fait moi-même depuis mon secondaire 2. Du coup, c'est bien triste à dire, mais disons que j'ai mal géré mon temps. :S Il serait intéressant de faire un lien avec mon expérience et la motivation des élèves en général... toute expérience doit être significative et adaptée à l'élève. Plusieurs ont été découragés par la complexité de la tâche... moi par une forme de « facilité » (poah, quel mot!), du moins, pour le html. Il sera loin le temps avec l'asp.

-J'aurais eu avantage à connaître mieux la structure de mon site avant de faire le menu... Disons que je l'ai refait plusieurs fois!

-La programmation plus complexe amène des bogues plus complexes...

-J'aurais souhaité glisser davantage de contenu dans le site et régler encore quelques trucs d'affichage.

-J'ai développé une certaine hargne envers composeur, qui nuit parfois plus qu'il n'aide. Je le propose à ceux qui veulent faire une page de zéro... mais certainement pas à ceux qui ont déjà monté une page et qui veulent s'en servir simplement pour y glisser du texte... malheur, il convertira plusieurs valeurs de mise en page! (un calque placé en pourcentage... sera alors placé en pixel... pas pratique pour la compatibilité).

-Je renoue avec l'idée qu'un site Web est beau sans gif, sans animation. Design simple, soigné, efficace.

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mardi, novembre 14, 2006

Gcompris

Hier je vous ai parlé de Tuxpaint, un équivalent à Paint pour le préscolaire/primaire.

Aujourd'hui, c'est le tour de Gcompris, qui est une collection de jeux éducatifs s'adressant au 2 ans et plus.

Avantages :
-Interface colorée.
-Gratuit.
-En français.
-Convient aux jeunes du préscolaire/1er cycle.
-Les jeux scientifiques sont plus avancés...
-Open source.
-Contient des activités d'initiation à l'ordinateur : clavier, souris.
-Public cible varié (à partir de 2 ans!)

Inconvénients :
-GCompris est gratuit dans sa distribution linuxienne... mais payant sous Windows, ou gratuit mais limité (20 activités plutôt que 100!). Bien que je puisse comprendre la pertinence d'une telle mesure, est-ce que tous peuvent vraiment se permettre d'avoir Linux chez eux (et de s'habituer à taper des lignes de commandes ?). Avouons-le, Linux est beau, fin et gentil... mais n'est pas installé sur mon ordi. :S
-Bref, nombre de jeux limités sur Windows gratuit.
-Domaine numérique trop bas pour la plupart des jeux mathématiques.
-Les consignes auraient avantage à devenir un peu plus claires.

Ce qui m'attriste beaucoup, c'est qu'avec un nombre de jeux limité, je ne peux pas bien juger le logiciel. Et ça, bien moi, ça me fait pleurer.

***

J'ai trouvé le nom de la mascotte de Linux... c'est simplement Tux et... ce n'est pas un pingouin (ô croyance corriace!) mais plutôt un manchot (vivant en Antarctique, non?)! On peut dire que Linux, tout comme le manchot, s'accomode toujours bien des environnements arides (peu de RAM, peu de puissance, peu d'espace).

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lundi, novembre 13, 2006

Jeux éducatifs libres

Alexandre a déjà parti une lancée en faveur des logiciels libres. À quels points ces logiciels peuvent-ils s'appliquer au monde éducatif? Pour ce faire, j'ai testé dernièrement TuxPaint, qui se veut un équivalent de Paint, destiné à la marmaille, idéalement du préscolaire/1er cycle du primaire. C'est une bonne alternative à la solution payante KidPix (vous vous souvenez... moi si : un vieux logiciel sur Mac où on pouvait dessiner... et faire « exploser » son dessin après... ), comme le démontre de nombreux témoignages d'enseignants qui utilisent TuxPaint en classe.

Brièvement:

Points positifs:
-Le logiciel est multiplateforme, bien sûr Windows/Linux/Mac, mais aussi pour certains PDA (des genres d'ordi minuscules, environ format cellulaire)
-Les boutons sont beaucoup plus gros que sur Paint.
-Au bas de l'écran, le logiciel donne des consignes à l'enfant.
-Convivial pour l'enfant : présence d'écureuils et de chats (qui « courent » quand on dessine une ligne... c'est à voir!), petits pingouins linuxiens (la mascotte de Linux a-t-elle un nom?), herbe.
-Fonctions parfois plus avancées que Paint, on peut dessiner des losanges, des ellipses, des triangles, créer un effet de flou, de négatif, de pixellisation, renforcer les contours, craies, effet de pluie, assombrir, éclaircir... bref, un avant-goût préscolaire de Photoshop.
-Les formes sont variées.
-Il y a une version française!

Points négatifs:
-Le nombre de « dessins » (par exemple, les écureuils) est limité mais heureusement, on peut télécharger des timbres de plus. Mais encore... faut-il vraiment mettre des chars d'assault dans les timbres?
-Choix de couleurs varié mais limité
-On ne peut ni ouvrir ni enregistrer de fichier à l'extérieur du programme.
-On ne peut pas déplacer les éléments.
-On ne peut pas redimensionner l'image.
-La grosseur de la gomme n'est pas proportionnelle - bogue à réparer?
-En gros, les capacité restent limitées.

Oui, j'ai des convictions politiques!

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dimanche, novembre 12, 2006

Du sens à vos vies

Je pourrais changer la date de ce message... je ne le ferai pas. Je suis en retard, simplement. Faire plusieurs entrées nous prévient-il d'un manque de mise à jour? Je ne crois pas.

Petite brève pour vous amener à vous questionner sur la nature du Web... et le parallèle qu'on peut y faire avec la connaissance et la métacognition, l'approche communicative. À vous d'y songer. L'image provient d'un blogue qui s'intéresse au Web sémantique.

N.B. Cliquez sur l'image pour avoir une version agrandie...

Le Web sémantique veut dégager du sens... bref, traiter de l'information. Pour ceux qui s'intéressent à l'avenir du Web, après la révolution 2.0, on se questionne sur le 3.0. Car des connaissances, pêle-mêle, non utilisées et non organisées, comme c'est relativement le cas présentement, ça ne sert pas à grand-chose...

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mercredi, novembre 01, 2006

J'avais écrit (ou plutôt commencé à écrire) une belle entrée qui décrivait comment Internet Explorer était méchant, l'épopée de netscape/mozilla/firefox/seamonkey/camino, les durs à cuir comme Konqueror, les privés gentils comme Opera, les macqueux comme Safari. Le w3c, l'acid 2 test, les onglets, les recherches, les versions.
Ça s'est envolé quand j'ai téléchargé Seamonkey qui a créé un conflit avec Firefox (deux produits gecko mozzi).

Je vais me coucher, plutôt, voilà.

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mardi, octobre 24, 2006

Quand les feuilles tombent en cascade

Belle figure de style? La stylistique, elle n'est pas que comparée. Pour le Web, le CSS (cascading style sheet ou feuilles de style en cascades pour les francophiles) a renouvelé le look de plusieurs sites Web. Et si vous vous questionnez, tous les looks de vos blogues respectifs sont en CSS, le reste, ce n'est que du contenu.

Les avantages (selon Wiki) :
  • La structure du document et la présentation sont gérées dans des fichiers séparés.
  • La conception d'un document se fait dans un premier temps sans se soucier de la présentation, ce qui permet d'être plus efficace.
  • Dans le cas d'un site Internet, la présentation est uniformisée : Les documents (pages « html ») font référence à la (aux) même(s) feuille(s) de styles. Cette caractéristique permet de plus un "relookage" rapide.
  • Un même document peut donner le choix entre plusieurs feuilles de style(impression ou navigateurs web permettent d'accéder facilement à un choix de feuilles de style.
  • Le code HTML est considérablement réduit en taille et en complexité, puisqu'il ne contient plus de balises de présentation.
Pour la beautée de la chose, vous pouvez consulter Jardins Zen.

Pour moi, choisir sa mise en forme une seule fois et ensuite s'attarder au contenu, ça, c'est pratique. Et les feuilles de style sont certainement pour moi quelque chose à privilégier pour créer une certaine cohérence (et beauté) de présentation dans tout bon site Web.

C'est bien triste qu'Internet Explorer a encore de la difficulté à se standardiser aux règles du W3C (World Wide Web Consortium). Mais fichtre que la CSS, placé au pixel carré, est beau.

Houba!

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mardi, octobre 17, 2006

Cartes et concepts : un mariage gagnant

J'ai déjà utilisé bien des fois des cartes conceptuelles. Je connais donc déjà, mais il est bien d'y apposer un nom.

Parmi les sites proposés du Powerpoint, j'aime particulièrement celui-ci qui présente des travaux d'élèves. On y présente trois types de cartes : 1) chaîne, 2) chardon, 3) réseau. (je pourrais les décrire mais l'image vaut vraiment mille mots)

Toutefois, il faut aussi apprendre aux élèves à lire ce type de cartes. Comme on l'a vu à la dernière entrée, puisqu'il y a plus de 5 à 7 notions présentées, de nombreuses cartes conceptuelles peuvent être trop lourdes à regarder. Interpréter les cartes, c'est aussi comprendre les liens entres les concepts : que signifie une flèche double? ou simple?
Je préfère donc de ce fait beaucoup plus les cartes en arbre (arbre généalogique) qu'en réseau.

Finalement, j'aimerais vous montrer quelques cartes conceptuelles plutôt insolites.

On a, en tête de liste, music map :
Ici, les résultats pour Björk, qui regroupent pas mal de mes artistes préférés.

Deuxièmement, ce qu'on appelle en anglais les lovemap (mais encore là, je fais un glissement de sens...), de bonne vieilles cartes conceptuelles, qui, par exemple, dans les magasines à pottins, réussissent à tisser des liens entre un bon nombre de célébrités. X qui a couché avec Z qui est ami avec Y qui déteste W. J'en ai trouvé un petit exemple ici, il s'agit d'une lovemap pour une quelconque manga japonaise.

Enfin, les arbres phylogénétiques sont aussi pour moi des cartes conceptuelles. Un exemple ici, pour les marsupiaux. (je ferais n'importe quoi pour glisser une photo de koala quelque part :) ).

À propos de la phylogénétique, il s'agit simplement de taxonomie. Si ça semble encore trop compliqué, disons que les chats sont des félins qui sont des mammifères qui sont des animaux! Ah! Là c'est clair!

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Blanc immaculé : la réelle couleur

(je suis toujours fascinée par le spectre lumineux qui se dégage d'un prisme, et plus spécifiquement, le blanc, qui résume toutes les couleurs)

Le lien avec tout ça? Réal Leblanc. Ouin. Est poche.

Lors du dernier cours, il nous a été demandé de commenter une présentation powerpoint réalisée par Réal Leblanc et portant sur de quessé que de comment qu'on présente un texte (et son alimentation pendant la saison hivernale, vous vous souvenez?)

Je m'éxécute, donc (ne vous en faites pas, il ne s'agit pas d'une déclaration de suicide).

Trois points intéressants :

1) J'aime bien la manière dont monsieur Leblanc résume la transmission de connaissances. L'auditoire doit simplement :
1) Voir
2) Comprendre
3) Retenir

Il me semble que c'est simple et moins restrictif que les questions de Laswell. La présentation y revient assez souvent

2) Je suis contente qu'il aborde les règles de cohérence. Dans plusieurs travaux d'équipe et dans beaucoup de sites Web en général - et plus simplement dans un contexte linguistique -, j'en observe des contre-exemples qui me tapent sur les nerfs. Peut-on utiliser la même police partout? Mettre toujours les sous-titres en gras, les titres dans une autre taille de caractère? Ne pas être cohérent peut sémantiquement mêler l'auditoire (ou du moins m'aide allègrement à me mélanger, personnellement)
Pour moi, l'ordonnance est aussi une sous-catégorie de la cohérence. Pour être cohérent, il faut être ordonné. D'autre part, ordonner concepts et idées est une bonne stratégie métacognitive, selon moi. C'est aussi l'idée de base dans les cartes conceptuelles.

3) Enfin, je ne savais pas qu'il fallait présenter de 5 à 7 unités d'information à la fois. M'en voilà comblée. N'ayant jamais été confrontée à un contre-exemple, je n'avais jamais remarqué comment il peut être déstabilisant d'être soumis à trop d'informations visuelles à la fois. Créer des sous-catégories, est, je me répète, une stratégie qui s'avère alors beaucoup plus favorable et qui développe ô combien des stratégies métacognitives.

Quelques critiques (ou comment surutiliser les points de suspensions) :

-Les sons de la présentation sont parfois agressants... Pour ma part, j'aurais facilement diminué de moitié ceux-ci. Il ne faut pas abuser des bonnes choses!
-Le texte contient pas mal de fautes... pas pire pour un cours qui formera de futurs enseignants!
-Je me demande pourquoi il est important d'éviter le sérif pour la projection... Ça n'a pas été expliqué, seulement démontré et légèrement abordé durant le cours. La parole est aux graphistes!

Et concrètement...

Ok, je jure de changer quelque peu les couleurs de ce blogue pour en faciliter la lecture. Seulement, dès que j'aurai un peu plus de temps!

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mercredi, octobre 11, 2006

Passez-vous les maux...

Word est bien pratique pour taper bien du texte. J'ai bien été heureuse de connaître des fonctionnalités plus poussées la semaines dernière, comme la révision d'un texte à plusieurs.

Toutefois, ne nous laissons pas berner - Word n'est pas toujours convivial. Il est parfois difficile de trouver l'aiguille dans la botte de cowboy. (et pourtant, l'espace est assez restreint)

Un petit exemple qui m'est arrivé récemment :
État initial :
Je souhaite paginer un long travail.
Le long travail contenait certaines pages en paysages d'autres en portrait.
Certains numéros de page étaient absent de la mise en page.

C'est en cherchant beaucoup la tête d'épingle (tiens, ça rapettisse), en me questionnant énormément (pourquoi ces pages sont si particulières? qu'ont-elles que les autres non pas?) que j'ai finalement trouvé. Voyez-vous, en changeant la mise en page, on effectue, d'emblée et automatiquement un saut de section. Or, pour pouvoir insérer des numéros de page, il faut faire seulement des sauts de page. Sinon, il faut aller dans le pied de page des nouvelles sections, insérer un numéro de page, et dans le format, cocher à la suite de section précédente.
C'est ridicule le temps que ça m'a pris pour résoudre le problème. Et ça, je trouvais ça inacceptable (par orgueil et par hargne contre les produits de Microsoft).

Ma grosse question : comment les élèves - surtout des élèves peu habitués aux réalités informatiques, comme en accueil - peuvent-ils posséder les compétences nécessaires pour évaluer la situation problématique et la régler. Bien souvent - et je le remarque souvent chez mes compaires - on fait plutôt face à un sentiment d'impuissance et on cesse de vouloir se battre pour trouver Charlie. C'est une nature dichotomique de l'informatique pour moi. Chez les plus connaisseurs, les plus curieux, les plus résistants et généralement ceux qui ont une bonne estime informatique d'eux-mêmes, on souhaite à tout prix trouver l'erreur. Mais chez les autres, ça crée simplement un désespoir et une forme de rage inexplicable. Et ça, c'est pas bon lorsqu'on veut développer la confiance en soi de l'élève.

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mardi, octobre 03, 2006

L'anatomie informatique

La semaine dernière, nous avons été invité à faire une cyberquête sur le thème des composantes de l'ordinateur. Sujet plus qu'intéressant pour moi, puisque, d'une part, j'avais déjà fait un travail semblable au secondaire et, d'autre part, j'ai disséqué plus d'une fois le boîtier de mon ordi pour tenter de le réparer (ou plus simplement, de mettre à jour quelques-uns de ses composants).

Or, en coulisses, pendant la pause, plusieurs se demandaient à quoi cela pourrait bien servir plus tard. C'est un débat intéressant. D'un côté de l'arène, on postulait que, tout comme dans la biologie, on n'avait certes pas besoin de connaître le fonctionnement de l'estomac, par exemple, pour que l'estomac digère. Et c'est bien vrai.
D'autant plus que, dans la mise en situation, on proposait à l'enseignant de choisir les ordinateurs. Chose qui, selon plusieurs, ne devrait pas incomber à la tâche des enseignants, déjà surchagée. J'approuve. Pourquoi ne pas simplement recourir à un technicien informatique?

Mais la fille qui aime les ordis se fait l'avocat du diable. Il est vrai, quand tout va bien, qu'on a peu tendance à disséquer la carcasse. Mais lors d'une maladie, n'est-il pas important de faire une batterie de tests, de prélever des échantillons? Pour poursuivre la comparaison plus loin, est-ce que certaines personnes ont des problèmes de reins. Outre la dialyse, quelle est la solution - parfois la plus efficace? Le don d'organe. La transplantation.
Et là, moi, je me questionne : quel est l'avantage pour un patient d'être capable déjà de reconnaître les symptômes avant-coureurs, de bien connaître son corps et ses limites? Un diagnostic plus rapide, qui permet d'empêcher la détérioration de la situation - au besoin, on contacte les experts, qui nous prendront en charge (si la ligne d'attente n'est pas trop longue - mais je m'éloigne de l'allégorie informatique!)

C'est ainsi qu'un bon utilisateur sera attentif à son ordinateur. Il écoutera le disque tourner, et quand celui-ci fera du bruit, aura des symptômes étranges, il pensera - avant la catastrophe - à sauvegarder ses données sur un autre support, créer un clône (ghost, en anglais : sans entrer dans des détails, une copie EXACTE du disque dur, comme si on y était) et remplacer le disque défectueux avant qu'il ne grille.

De façon générale, je me suis toujours demandé comment l'ordinateur allait transformer l'éducation. Étudiera-t-on la fin ou les moyens?

Entre autres, je me suis demandé si on ne verrait pas apparaître une valorisation du binaire (et de la base deux) en mathématiques. Et apprendra-t-on à coder (du java, du c++, ou plus simplement du html?)? À consulter le programme de mathématiques au secondaire, on peut se demander si démontrer la loi des cosinus n'est pas un peu technique pour la vie courante. Pourtant, on l'enseigne, en se disant que ça servira de base à l'esprit scientifique et aux apprentissages du cégep.
En bonne futurologue, je prévois deux hypothèses :
1) Les systèmes seront de plus en plus userfriendly (ah, bien hâte de voir Vista), alors il n'est pas essentiel d'enseigner quelque programmation que ce soit à l'élève. Des logiciels (Dreamweaver, Mozilla Composer, Frontpage, BBEdit et j'en passe) seront spécifiquement développés pour permettre à l'utilisateur de réaliser ce qu'il veut faire sans coder (le css, le html, le asp, le xml, etc.). On développera ce que j'ai décidé de nommer des métalogiciels (des logiciels qui font des logiciels). Et vlàm.
2) On voudra montrer à l'élève comment changer et critiquer son milieu informatique. Il devra par conséquent acquérir certaines connaissances en programmation.

J'aimerais, avant de vous quitter, vous laisser une énigme à résoudre (question de troisième degré et amorce pour une prochaine entrée sur les unités de mesure).
Je compterai jusqu'à 64. Expliquez-moi alors les bases du binaire.

Bonus : Jusqu'à quel nombre puis-je compter sur mes dix doigts?

0
1-1
2- 10
11
4- 100
101
110
111
8 - 1000
1001
1010
1011
1100
1101
1110
1111
16 - 10000
10001
10010
10011
10100
10101
10110
10111
11000
11001
11010
11011
11100
11101
11110
11111
32 - 100000
100001
100010
100011
100100
100101
100110
100111
101000
101001
101010
101011
101100
101101
101110
101111
110000
110001
110010
110011
110100
110101
110110
110111
111000
111001
111010
111011
111100
111101
111110
111111
64 - 1000000


(à noter : les mathématiques sont enseignées en accueil et le travail avec d'autres bases est encouragé au primaire - voilà, il s'agit de faire un projet commun info et math)

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