mercredi, septembre 27, 2006

Exceller en la matière

Tout d'abord, il est à noter qu'Angélique est très contente de connaître Excel. J'ai eu peu l'occasion (voire pas - toussotement) d'utiliser un tableur dans ma vie informatique (oui! oui!). Je vous rassure tout de suite - je suis encore capable d'installer un disque dur (euh... les ide, je n'ai pas encore joué avec les sata, ouin).

Je suis aussi contente de voir que les tableurs contiennent quelques références à la programmation.
[début du langage de programmation=]fonction(appliquée de là:à là[et;]de là:à là)
=somme(e3:e5;a6:a10)

Pour moi, l'informatique possède aussi sa langue toute particulière, tout comme les maths. Qu'on apprenne n'importe quel langage, ça ne me dérange pas. Mais je trouve que la programmation inculque une forme d'abstraction, une pensée difficilement accessible autrement. Bien difficile à expliquer autrement (et je n'ai fait que du html et du maple, ça ressemble plus à une interlangue qu'une langue en soi...), ça se vit. Le meilleur parallèle reste mathématique, selon moi.

Pour ce qui est de son utilisation pratique, j'abonde dans le sens de mes collègues. Excel - ainsi que tous les tableurs, surtout leurs équivalents open source (je suis bien fière du militantisme d'Alexandre en la matière) - permet de compiler des résultats, de créer des feuilles de présences et de façon plutôt vulgarisée, de faire plein de choses qui requièrent l'utilisation de listes. Les exemples et exercices en classe montraient selon moi un bon aperçu des applications possibles. Excel est un bureaucrate.

Excel, réforme et français langue seconde

Je me souviens encore d'un travail que l'on avait à réaliser en anglais langue seconde. Nous devions, par équipe, faire des sondages sur un ensemble significatif d'étudiants. On pouvait choisir le sujet, mais l'on devait ensuite présenter le travail, rédigé en anglais, au reste de la classe.

Sans inclure des objectifs généraux et spécifiques très précis (oups, des compétences!), voilà en résumé de quoi le travail pourrait avoir l'air :

Mise en situation

On raconte aux élèves qu'à chaque décennie, Statistiques Canada effectue la tâche colossale de recenser la population canadienne. On cumule (et accumule, auparavant) alors les données sur le statut civil, l'âge, l'ethnicité, le revenu, la langue première et sur d'autres données concernant ses habitants. Explication à adapter selon le niveau : Ces données sont nécessaires puisqu'elles déterminent les politiques gouvernementales (avec la dénatalité, pourra-t-on se permettre de diminuer le budget en éducation, par exemple) et servent de base pour des recherches plus poussées en sciences humaines.

Description du travail

Les élèves devront donc jouer aux fonctionnaires en faisant un recensement, cette fois-ci à une échelle moins élevée. Selon le niveau, on peut penser au recensement d'une classe, d'un niveau, d'un cycle ou encore de l'école, tout dépend des ambitions. En accueil, il peut être intéressant de demander aux élèves de trouver des données relatives à l'origine ethnique et à langue première des élèves. J'y vois deux raisons. D'une part, les élèves se sentiront valorisés quand ils feront face à la diversité (on suppose) et à la pluralité des cultures dans l'école. D'autre part, les élèves sortiront du milieu d'accueil pour communiquer oralement à des élèves en classes régulières, ce qui devrait avoir un effet positif sur leurs apprentissages, leur intégration et leur socialisation.

Étapes

1) Formation des équipes
2) Formulation des questions abordées par le recensement
3) Choisir son public cible (veut-on recenser les élèves de secondaire 1, pourquoi?)
4) Recensement sur le terrain
5) Compilation des résultats
6) Rédaction d'un rapport, tableaux et graphiques compris, à l'aide d'un tableur (format propriétaire ou ouvert confondus :) )
7) Présentation du rapport à l'enseignant
8) Correction du rapport
9) Présentation orale des résultats de sa recherche devant la classe
10) (facultative) Dépôt du rapport à la direction

Je croyais intéressant de déposer une copie du rapport à la direction, s'il y a lieu. D'abord, une étude bien réalisée devrait être un outil utile à la direction (oui, je crois à la force du travail des élèves). Et en second lieu, le dépôt du rapport à la direction peut valoriser l'élève tout en le poussant à dépasser ses limites face au travail.

Mylène a eu une idée semblable à la mienne. Comme quoi les tableurs sont associés aux statistiques!

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Nouvelle agréable

(il semblerait que je me sois projetée un peu trop rapidement au temps des fêtes)

Tout d'abord, merci à Émilie de (pour?) m'avoir fait connaître le site de franc-parler. Il semblerait que l'intégration des TICS en éducation seraient un des sujets principaux du prochain sommet de la Francophonie, se tenant bientôt, le 28-29 septembre prochain à Bucarest, ville roumaine.

Image : crédits et copyright Franquin - Oui, c'est du marsupilami que provient mon Houba caractéristique!

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mercredi, septembre 20, 2006

La question de l'heure

Lors de mon cours de gestion de classe en français langue seconde (ppa3222L, daté du 19 septembre 2006), Marcel Bissonnette nous a proposé la mise en situation suivante. Je la trouvais particulièrement appropriée pour ce cours . Toutes les opinions et informations émises et transmises proviennent de ce cours : je n'ai fait que retranscrire. Les résultats sont en vrac.

Mise en situation

Un nouveau laboratoire d'informatique vient d'être installé à l'école et chaque classe a obtenu un ordinateur. La direction demande aux enseignants comment ils vont réorganiser leur enseignement en utilisant cette ressource.

L'ordinateur devrait occuper une grande place dans l'enseignement?

Les éléments contre
  • L'ordinateur limite les contacts sociaux, il est difficile de bien développer une relation pédagogique, de compassion ou de compréhension avec un outil informatique.
  • Les compétences informatiques ne sont pas développées de la même manière chez tous les élèves, ce qui amène une gestion difficile de l'apprentissage. Certains possèdent un ordinateur chez eux, d'autres pas.
  • Généralement l'outil informatique (contrairement au point cinq des sept indicateurs de valeur pédagogique ajoutée) diminue la coopération qu'il pourrait y avoir entre les élèves. Chaque élève est devant son écran, les apprentissages sont plus individualistes. [NdlR : attention, je ne dis pas que ce phénomène n'existe pas dans une classe « habituelle », lors des travaux individuels, par exemple]
  • L'ordinateur est associé au loisir chez l'élève. Or, la pédagogie, jusqu'ici, ne constitue pas une partie de Final Fantasy ou plus simplement, de Tetris. :)
  • La gestion de classe s'avère difficile : comment savoir, sur un groupe d'ordinateurs donné, si tous s'atellent bien à la tâche demandée? [NdlR : certains outils existent pour surveiller le tout à distance - viennent ensuite les questions de confidentialité de l'information et la liberté d'expression]
  • La réforme demande l'utilisation des TICS.
  • On peut amener l'élève à croire que l'ordinateur substitue les ressources d'une bibliothèque. Évidemment pas!
(Internet, malgré tout, se veut de plus en plus près d'une bibliothèque virtuelle. Rappelons d'abord l'intervention de ma collègue Julie Vézina, qui s'étonnait, le 19 septembre dernier, des services de pragmatices.
J'aimerais rappeler que google a le projet gigantesque de permettre l'accès à quinze millions de livres. Projet toutefois ralenti par la pression européenne. Vous souhaitez un aperçu? C'est ici, en version beta.
Mais pour la forme, l'amour, l'honneur, mon coeur va au projet Gutenberg, un wiki qui s'occupe de diffuser les livres dont le copyright est expiré aux États-Unis. On y trouve en version intégrale 19 000 livres, dont une bonne collection en français.
Notons aussi que la bibliothèque nationale de France a numérisé plus de 50000 manuscrits (rien qu'en langue française... sinon il y en a beaucoup plus!), accessibles en ligne, au grand plaisir du patrimoine culturel de l'humanité (oui, je me permets la personnification!).
Enfin, grâce à stumble upon (ah! la magie du Web 2.0!), je suis tombée sur cette page australienne, qui recense habilement la majorité des bibliothèques virtuelles offrant des livres gratuits.

Maintenant, une question qui brûle toutes les lèvres : comment peut-on distribuer gratuitement des livres sur le Web malgré l'oppressante pression du lobbying en faveur des droits d'auteurs? C'est qu'heureusement et que techniquement, après un laps de temps donné, une oeuvre est considéré comme faisant partie du patrimoine de l'humanité. Au Canada et aux États-Unis, c'est 50 ans. Dans l'Union Européenne : 70 ans + les quatorze ans d'années de guerre + 272 jours. En France, les paramètres de l'UE sont de rigueurs et une clause ajoute 30 ans de droits d'auteurs si l'auteur est mort pour la France (je ne fouille pas la législation, on me décrira je l'espère plus en détails cette forme de patriotisme).1

Il est à noter (et je fustige ce fait) que certaines compagnies (Disney) font pression pour obtenir une extension dans leurs droits d'auteur. Ainsi, certains personnages, comme Mickey Mouse, qui techniquement feraient maintenant partie du patrimoine de l'humanité - avec raison d'ailleurs - bénéficient de droits d'auteur étendus. Voir à ce sujet le Copyright Term Extension Act.

Heureusement des organismes comme la Creative Commons (et plus largement le mouvement open source) suggèrent une alternative face à l'emprise commerciale et encouragent la réappropriation du savoir et de la culture pour et par l'Humain.

Bon, je me suis éloignée!)
Les éléments pour
  • L'informatique est omniprésente dans notre société et l'élève, s'il souhaite s'adapter au marché du travail, il doit être en mesure d'utiliser ces outils.
  • L'informatique est un outil plus visuel. Il permet de mieux illustrer ses propos.
  • On ne coupe pas d'arbres pour lire un texte sur l'ordinateur. [NdlR : ne croyez pas, par contre, que les ordinateurs sont exempts de contaminants toxiques pour l'environnement, bien au contraire, ils contiennent plusieurs métaux lourds.)
  • La tâche de l'enseignant peut être facilitée grâce à l'introduction d'outils informatiques. Internet est une bibliothèque complète de matériel didactique (ce qui est heureux).
  • La recherche est nettement facilitée par les banques de données que peut contenir un ordinateur (ou un serveur, quant à moi) [NdlR : j'aime beaucoup Repères et Eureka, que j'ai utilisé abondamment lors de mes études collégiales pour trouver nombres d'articles illustrant propos et travaux - le service est payant, mais disponible gratuitement dans la plupart des bibliothèques].
  • Le courriel est un moyen d'interaction intéressant.
  • Les TICS amènent une diversification des activités d'apprentissage, diversification nécessairement positive.
  • On peut travailler la coopération grâce aux TICS, par exemple en jumelant un élève faible et un élève fort [NdlR : et dans une classe « ordinaire », sans TICS, on ne peut pas?].
  • Dans un contexte d'enseignement du français langue seconde, on pourrait créer des laboratoires de phonétique grâce à des outils informatiques [NdlR : la bonne vieille méthode, sur ce point, revient selon moi beaucoup moins cher que l'achat d'haut-parleurs, de micros, de logiciels spécialisés - je ne parlerai pas des dérapages dans mes essais de Dragon Naturally Speaking].
  • Internet amène sans contredit une ouverture sur le monde, sur les autres cultures, bref, un intéressant multiculturalisme.

Les nuances

Il semblerait que ce ne soit pas tant l'ordinateur qui soit un problème que l'accès à Internet. Il reste relativement difficile (malgré le développement des pare-feu et des contrôles parentaux) de limiter l'accès aux élèves à des sites à caractère pornographique, raciste ou violent. Au contraire, le contrôle d'un ordinateur qui n'est pas branché reste beaucoup plus évident. [NdlR : Pourquoi ne pas simplement développement un réseau intranet au sein de l'école? On pourrait ainsi conserver l'avantage de certains outils communicationnels, tel le forum et même le courriel interne, sans toutefois permettre l'accès à des sites au contenu douteux. Nécessairement, j'avoue les limites d'un réseau local.]

Il faut aussi bien comprendre que l'ordinateur ne remplacera jamais l'enseignant. L'ordinateur n'est pas un pédagogue. Et la grande toile, au surnom trompeur, est loin d'être structurée. On doit d'abord considérer les TICS comme des outils parmi tant d'autres et ne devrait pas être considéré comme une fin en soi. Les tableaux verts - ou noirs - ne seront pas abolis d'aussi tôt.

1WIKIPÉDIA. "Droits d'auteur". [En ligne] http://fr.wikipedia.org/wiki/Copyright
(Page consultée le 27 septembre 2006)

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mardi, septembre 19, 2006

Laswell, pas Orwell

Étrangement, quand on me parle d'un auteur et sociologue et du graphème syllabaires (voire un morphème, Julie?) « well », je pense à Orwell. Pas qu'Orwell était sociologue (même si être en profonde défaveur du totalitarisme constitue une position sociale), mais peut-être parce que ses critiques contituaient une forme de sociologie. Quoi qu'il en soit, je m'oppose à toute propagande unilatérale et donc à une certaine partie des idées de Laswell.

Je me joins à la majorité de mes collègues pour commenter les travaux de Laswell. À moins de citer des sources spécialisées, je me rabats donc, tout comme mes collègues, sur la page de wikipedia.

Rappelons brièvement que Laswell modélise la communication de masse en cinq questions quasi simplistes :
1) qui?
2) dit quoi?
3) par quel média ou canal?
4) à qui?
5) avec quels effets?

D'emblée, j'aimerais critiquer la volonté de propagande chez Laswell. La communication n'est pas pour moi un « un processus d'influence et de persuasion, très proche de la publicité »1. Au contraire, j'entrevois le processus communicationnel comme une pierre angulaire du vivre ensemble, lié de près à des valeurs de respect et de reconnaissance de points de vue divergents. La communication implique, comme le rappelle tout bon dictionnaire, la relation entre deux variables. D'ailleurs, Laswell fût critiqué pour avoir condidéré le récepteur comme passif. Et s'il y a bien une expression populaire en enseignement, c'est l'écoute active. De plus, pour former un citoyen responsable, il ne s'agit plus de pouvoir convaincre et d'inculquer les idées des décideurs omniscients à la masse, mais d'exercer plutôt son jugement critique.

Mon indignation provient probablement de l'utilisation
de la propagande en faveur de la guerre (rappelons que je suis une grande pacifiste qui n'aime que les guerres d'idées). Laswell félicite entre autres Wilson (président américain pendant la première guerre mondiale)
« pour avoir su comprendre que « la résistance à la guerre est si forte dans les nations modernes que chaque guerre doit se présenter comme une guerre de défense contre un ennemi criminel menaçant. » »2
Heureusement, des auteurs comme Arthur Ponsonby (politicien, auteur et activiste britannique) ont su reconnaître la propagande de guerre (notamment dans Falsehood in Wartime: Propaganda Lies of the First World War (1928)3), caractérisée par la popularisation des croyances suivantes :
« Faire croire...
  1. que notre camp ne veut pas la guerre
  2. que l’adversaire en est responsable
  3. qu’il est moralement condamnable
  4. que la guerre a de nobles buts
  5. que l’ennemi commet des atrocités délibérées (nous pas)
  6. qu’il subit bien plus de pertes que nous
  7. que Dieu est avec nous
  8. que le monde de l’art et de la culture approuve notre combat
  9. que l’ennemi utilise des armes illicites
  10. que ceux qui doutent des neuf premiers points sont soit des traîtres, soit des victimes des mensonges adverses (car l’ennemi, contrairement à nous qui informons, fait de la propagande)4 »
Et voilà donc ma question pédagogique du 3è degré : ces idées de 1928 sont-elles encore valables dans nos sociétés actuelles?

Hmmf, je m'abstiens de commenter, avant de fustigier certaines sociétés et réalités. À bien relire mon intervention, il est clair que je m'éloigne de la place des TICs en français langue seconde, en touchant à un sujet qui pourrait faire plutôt l'objet d'une activité en éducation à la citoyenneté.

Sources :
1 WIKIPÉDIA. "Communication - 5.2 Le modèle de Laswell". [En ligne] http://fr.wikipedia.org/wiki/Communication (Page consultée le 19 septembre 2006)
2 HUYGHE, François-Bernard. "Propagande (suite 4)". [En ligne] http://www.huyghe.fr/actu_160.htm (Page consultée le 19 septembre 2006)
3
WIKIPÉDIA. "Arthur Ponsonby, 1st Baron Ponsonby of Shulbrede". [En ligne] http://en.wikipedia.org/wiki/Arthur_Ponsonby (Page consultée le 20 septembre 2006)
4
HUYGHE, François-Bernard. "Propagande (suite 3)". [En ligne] http://www.huyghe.fr/actu_143.htm (Page consultée le 20 septembre 2006)

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mercredi, septembre 13, 2006

…et dans ma pratique de l’enseignement du français langue seconde?

À première vue (il faut comprendre que j’ai fait un examen sommaire du site), le site ne contient pas de contenu qui pourrait s’appliquer particulièrement au contexte d’enseignement du français langue seconde, comme l’enseignement dans un milieu pluriethnique, par exemple. Mais dans un contexte général, le site a d’innombrables ressources, ne serait-ce qu’en terme d’activités pédagogiques et de développement de compétences. Dans certains cas, je m’étonne de la quantité d’information disponible, comme dans les 131 fiches de concepts.

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mardi, septembre 12, 2006

Discas

Lors du dernier cours, il nous a été demandé d’évaluer la pertinence de Discas pour nos apprentissages.

Mais, la question préalable (que de critiques sont attribuées aux questions préalables!) : comment ce site s’alimente-t-il pendant la saison hivernale?

« DISCAS fut un bureau privé de consultation pédagogique québécois qui oeuvra dans le monde de l'éducation de 1987 à 2006. Pour l'essentiel de ces années, il a été constitué de deux consultants-pédagogues: Jacques Henry et Jocelyne Cormier. » 1

Le bureau est maintenant fermé – il faut bien prendre sa retraite un jour ou l’autre, mais ici, on l’aurait voulu plus tardive –, mais les archives sont hébergées par la commission scolaire Rivière-du-Nord, de St-Jérôme. Un beau service à l’humanité, en somme (ou du moins, aux enseignants québécois).

Une brève visite nous apprend que le site dote les enseignants d’outils variés, que ce soit sur la réforme, le matériel didactique, les théories de l’apprentissage, le projet éducatif d’une école ou une foule d’autres sujets inhérents à la vie pédagogique et scolaire. L’interface est peu accueillante – voire aride – mais elle s’excuse bien devant un contenu aussi riche.

Bref, en quoi le site de Discas peut-il m’aider dans mes apprentissages du cours ppa2100?

Force est de constater que la section TIC est moins pourvue que ses consœurs (je songe notamment à la partie consacrée à la réforme). Néanmoins, j’aime bien la page Actualisations du profil de compétence qui présente à l’aide d’un tableau concret les compétences actualisées à l’intérieur de TIC. C’est une manière très visuelle de voir jusqu’à quel point les TIC peuvent favoriser l’apprentissage. Ce résumé pourrait entre autres m’être utile lors de la réalisation du TP2.

1 CORMIER, Jocelyne et Jacques HENRY. "Qu'est-ce que DISCAS?".
[En ligne]. http://www.csrdn.qc.ca/discas/infoDiscas/infoDISCAS.html
(Page consultée le 12 septembre 2006)

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lundi, septembre 11, 2006

Apprendre à aimer
Oui, aimer, et surtout (puisque bien des choses valent plus que l'amour) :

  1. Réaliser un document Powerpoint
  2. Réaliser une courte animation en Flash
  3. Programmer des pages Web plus complexes que le simple html (dhtml, asp, etc.) et apprendre à utiliser plus efficacement le CSS

Bon, débutons,

1. Réaliser un document Powerpoint

C'est vraiment idiot. Je peux installer un disque dur. Je peux le formater, y faire quatre partitions - une pour le système, une pour les documents, une pour le clône et une pour Linux (toujours à installer :S ). Je peux installer une carte de son - ou un lecteur de disque. (En fait j'aime démonter un ordi et taper des lignes de code) Mais damn (!), je ne sais pas faire de Powerpoint. L'histoire date du secondaire, où la première fois que j'ai ouvert Powerpoint, le logiciel ne faisait pas ce que je voulais, quand je le voulais, comme je le voulais (Microsoft échappe à l'intuition informatique).

2. Réaliser une courte animation en Flash

Le flash est un avenir esthétique du Web et j'entretiens quelques caractéristiques communes avec Narcisse et Adonis (excepté le sexe), d'où la jolie fille. (En fait, c'est une personnification du site Web - et non pas une tentative pour augmenter mon estime de moi :) - qui est bien joli, n'est-ce pas?) Il n'est pas nécessaire, mais regardez bien ce que sera Internet dans une dizaine d'années...

3. Programmer des pages Web plus complexes que le simple html (dhtml, asp, etc.) et apprendre à utiliser plus efficacement le CSS

Les feuilles de style, j'en fais le pari pour ce blogue. Du reste, je repousse ça à une date ultérieure. Je veux aussi apprendre à manipuler une base de données et à développer des intérêts personnels. Mais je suppose que ça n'entrera pas dans les connaissances de ce cours. Ouaip. C'est ça. Houba.

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Il y a une question

Il est à noter que je ne connais pas cette chanson de Cali, mais que je ne voulais certes pas me retrouver avec question de feeling (quoique...) comme titre.
Alors, le pourquoi du comment et qu'est-ce qu'il mange en hiver?
Vlam!
  1. Quelles sont les technologies utilisées par l’élève dans son pays d’origine?
  2. À quel point devrait-on prioriser l’aide internationale (en Afrique, par exemple) en technologies de l’information et de la communication par rapport aux réponses aux besoins primaires.
  3. Comment « protéger » les élèves de la publicité?

Je ne répondrai pas à la question, ce n'est pas dans la consigne (comme si, dans les interventions précédentes, je l'ai vraiment suivie). Par soucis de concision, pas d'introduction (vous voyiez, je sors de mes habitudes) :

1. Quelles sont les technologies utilisées par l'élève dans son pays d'origine?

C'est une question simple, mais essentielle (on remarquera que l'essentiel est toujours simple, mais invisible aux yeux). Pour développer une compétence, il faut la relier aux connaissances antérieures et postérieures. Il faut défaire les préjugés de l'élève, maintenir sa motivation et son attention et amener le tout dans quelque chose de concret (dans le meilleur des mondes où tout va pour le mieux : dans un projet). La recette est simple, essentielle, complexe. ./ (pour la subtilité : point barre)

2. À quel point devrait-on prioriser l’aide internationale (en Afrique, par exemple) en technologies de l’information et de la communication par rapport aux réponses aux besoins primaires.

En d'autres mots, je me suis toujours demandé pourquoi on envoyait des ordis à des gens qui ne mangeaient pas et qui ne buvaient pas. (peut-être pour satisfaire les bénévoles étrangers qui veulent écrire à leurs proches?) J'exagère bien sûr à la Martineau, la question est plus complexe et demande débat sur la place publique.

3. Comment « protéger » les élèves de la publicité?

La pub finance le Web. Et là où elle se dit absente, elle viendra. (le Web 2.0 reste une manne pour les publicitaires, indiquait le Quartier Libre, et bon, j'y croyais déjà avec qu'une source sûre et officielle ne me le confirme) Bien sûr, les technologies évoluent (j'aime Firefox et ses extensions) et on voit apparaître des bloqueurs de pop-up et même d'autres qui réussissent à éliminer des technologies plus complexes (et plus envahissantes, tant qu'à moi - du Flash). Reste qu'une pub de site porno qui te gicle dans la figure (vous comprendrez l'image, hein?), ce n'est pas vraiment pédagogique (et là, c'est un euphémisme).

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dimanche, septembre 10, 2006

Oui, mais moi, je ne sais pas...

On poursuit donc dans cette vaine musicale avec notre programmation principale, intitulée gaiement Je sais.

J'avais établi, au premier cours, les hypothèses suivantes :
  1. Les élèves sous-scolarisés non pas eu accès aux technologies de l’information dans leur pays d’origine.
  2. L’informatique est un outil beaucoup plus visuel et malléable qu’un simple tableau.
  3. Le Web 2.0 pourrait être un outil intéressant pour favoriser la communication interpersonnelle entre les élèves.

Définissons maintenant en profondeur, le fond et la forme des dites hypothèses. Je pourrais expliciter ma démarche avec des liens, mais puisqu'on parle de savoir ancré/innée/absorbé par un essuie-tout spongi-pochettes et non pas de quelque chose d'acquis/renouvelé/réactulisé depuis un certain temps, allons-y avec la première analyse.

1. Les élèves sous-scolarisés non pas eu accès aux technologies de l’information dans leur pays d’origine.

Avec un ami, je rigolais bien méchamment (ah! le cynisme!) de ceux qui ne pouvaient - encore - se servir d'un ordinateur. Avec la venue pressante des technologies de l'information dans nos vies, la non-utilisation et l'incompréhension de cet outil de communication revenait - reviendra, d'une décennie à l'autre, à de l'analphabétisme.

Or, malgré les quelques tentatives de branchement des pays éloignés (je pense notamment à Linux - le petit pingouin - qui s'installe en Afrique), les élèves sous-scolarisés ont été peu, voire pas, en contact avec l'informatique. Le mandat est donc double : enseigner la langue et traduire la langue dans un outil informatique. Mon premier stage me l'a confirmé, l'évidence informatique (et ce que j'appelerais l'intuition informatique1) est peu développée. On n'oublie parfois la complexité de la typographie et l'apprentissage qu'elle comporte. Plusieurs élèves ignoraient, lors de mes stages, comment faire un accent, un apostrophe, etc. La dactylographie - matière autrefois réservée aux secrétaires (ou, comme il nous plaira de les appeler, les adjointes administratives) - devrait reprendre ses lettres de noblesse.

Ailleurs, le premier contact à la réalité informatique (ou l'expérience informatique) peut être existant mais incomplet. Pour moi, Internet véhicule sa part de valeurs inhérentes et implicites. Entre autres, l'accessibilité universelle et gratuites aux connaissances et aux ressources (d'où l'essor du mouvement pear to pear, qui derrière le simple « piratage », cache une certaine idéologie; l'open source provient aussi des mêmes principes) et la liberté d'expression. Or, on sait qu'en Chine, par exemple, la liberté d'expression est grandement opprimée. Je lisais dans Le livre noir de la Chine, publié par Amnistie Internationale (de mémoire, je rappelle ici que je n'utilise que mes connaissances antérieures), que le gouvernement chinois avait entrepris des démarches fructueuses avec les fournisseurs d'accès Internet et les principaux géants de l'industrie (on compte parmi eux Google, Symantec, Microsoft et Yahoo) pour restreindre la liberté d'information sur Internet. Ainsi, par exemple, les messages qui critiquaient le gouvernement sur un forum, disons chez Yahoo, étaient automatiquement supprimés. Liberté d'autant plus brimée que la Chine a aussi entrepris une vaste opération pour fermer ses cybercafés. Rappelons que la Chine pullule de cafés Internet pas cher, au grand plaisir de la grande touriste internaute et caféinomane. Des gens gentils qui passent des heures à fumer, jouer et s'informer dans un endroit minuscule, humide, où la ventilation fait défaut. (Que de souvenirs!)
Je m'éloigne un peu du contenu principal. Dans ce cas-ci, là où l'adaptation est différente, c'est lorsque le petit chinois (pour faire du colonialisme) se rendra compte qu'il peut aller PARTOUT et qu'il n'est pas restreint dans ses activités informatiques. Oui! Il y a de la porno! Wow! (vous songez au pare-feu? pensez d'abord qu'il existe une coévolution entre le parefeu et le site porno qui souhaite être visité, et croyez bien que le contrôle parental n'est pas parfait et se détourne). Je sors encore des lignes directrices du billet et je me contredis, même si certains comprendront le sens et les exceptions.

2. L’informatique est un outil beaucoup plus visuel et malléable qu’un simple tableau.

Ai-je vraiment besoin d'en rajouter? Pour ce qui est des cours magistraux, des outils comme Powerpoint permettent une dimension impossible (ne serait-ce que la couleur :) ) au tableau conventionnel. Des logiciels comme Dreamweaver (et même le plus commun vu sa distribution à grande échelle, Frontpage) facilitent la publication d'un site Web dans une interface plus conviviale que le bloc-notes de Windows (et Dieu sait que j'ai codé longtemps là-dessus). De plus en plus, les outils sont plus malléables et permettent de faire sa mise en page comme on le veut, au pixel près (haha, le Css...). Un bémol pour la suite Office qui s'impose souvent plus qu'on ne le voudrait (un surplus d'user friendliness tape toujours sur les nerfs). Idem pour les solutions tout-en-un dans les versions maison des systèmes d'exploitation, comme le clône que nous fournit HP en guise d'XP. Sur un système d'exploitation qui pèse au plus 600 mo, on nous fournit 5 gig de kossins inutiles. Grr. < /fin de la tirade> (il est à noter que blogger ne me laisse pas faire une vraie fausse balise, même en utilisant l'unicode)

3. Le Web 2.0 pourrait être un outil intéressant pour favoriser la communication interpersonnelle entre les élèves.

Le futur du Web passe par l'individu (et, de ricochet, par l'individualisme), mais, de surcroît par le regroupement d'individus; les réseaux sociaux. Le Web a évolué assez depuis la/les dernières années pour que ses plus fervents adeptes en dessine l'astrologie. À cause de l'ère du Verseau, les gens tentent de définir et d'affirmer leur identité à l'aide d'Internet. Plus concrètement (et plus sérieusement), ça donne des sites comme Flikr, MySpace, StumbleUpon (l'élu de mon coeur, pour ma part), Last.fm, Wikipedia et en général, l'essor du blogue.

Ce qui me paraît intéressant, de prime abord, c'est d'exploiter les ressources pédagogiques des outils de communication du Web « traditionnels » (le forum, le courriel, le clavardage) mais d'élargir les horizons en utilisant des outils de socialisation plus poussés, en fait, qui, de façon inné, inclus la socialisation, le caractère « humain » (absent du clavier traditionnel ;) ). Dans un contexte d'apprentissage de langue seconde, pousser un élève dans l'utilisation concrète de la langue dans un de ses champs d'intérêt (puisque, par défaut, le Web 2.0 est centré sur les intérêts de ses utilisateurs) m'apparaît plus qu'approprié. De plus, le caractère anonyme du Web devrait diminué la « timidité » de l'élève : on se permet plus l'erreur - et par conséquent l'apprentissage - si on ne connaît pas le visage de la personne qui nous juge.

Deux questions s'imposent, toutefois. D'une part, le Web 2.0 est principalement anglophone (et anglophile) et il faudra trouver des outils adaptés au français langue seconde et plus spécifiquement à la réalité québécoise. D'autre part, si l'on souhaite encourager l'élève à l'autonomie sur le Web, force est de constater qu'il existe certains risques. Minimes, je tiens à le souligner. Mais il serait tout de même idiot qu'une institution scolaire soit tenue responsable du viol d'un/e adolescent/e à cause du rôle de ses pratiques informatiques (dit-elle, sarcastiquement). La prévention est importante, mais force est de constater que le phénomène est rendu populaire grâce aux médias sensationalistes. (Du reste, les spécialistes diraient que l'inceste est - malheureusement - beaucoup plus courante. Je n'en demeure pas moins compatissante pour les victimes des deux cas.)

1L'intuition informatique est pour moi la capacité à résoudre un problème informatique nouveau grâce aux compétences informatiques acquises.

Par exemple, j'ai toujours tendance à aller fouiller dans les paramètres d'un logiciel lorsqu'il ne répond exactement à mes demandes. Ou alors, si le son ne sort pas sur les écouteurs des ordis du laboratoire informatique de l'université, j'irai d'abord m'enquérir de la santé du pilote audio - tiens on lui a enlevé ses cordes vocales. C'qui fait qu'en gros que, 90% du temps, si j'vais chez un ami qui a un problème d'ordi, même si je n'ai jamais vécu le problème, je puis le régler. Je suis capable d'appliquer mes intuitions (en partant, par exemple que a) tous les logiciels ont des paramètres, par exemple) à des problèmes concrets. Tout comme les autres domaines, l'informatique n'est souvent qu'une accumulation de connaissances. Les gens aiment bien des consignes étapes par étapes, mais ce qui est plus utile, c'est de comprendre le système, de développer ses compétences.

Ça me rappelle une fois où mon père, peu habile, remplissait un formulaire. Il vient me voir pour demander des explications :

« -C'est écrit Nom, je mets quoi?
-Ton nom.
-C'est écrit Prénom, je fais quoi?
-Tu écris ton prénom.
-J'ai fini, qu'est-ce que je fais?
-Tu appuies sur suivant. »

Il faut comprendre la structure descriptive de l'informatique. Il ne s'agit pas de dire :

1) Vous écrivez.
2) Vous vous corrigez.
3) Vous cliquez sur Publier le message.

Mais plutôt de demander à l'élève : logiquement, parmi tous ces éléments, lequel correspond plus à l'action que tu souhaites accomplir? Ce que je critique ici, c'est le manque d'autonomie.

Autonomie+Compétences=Intuition informatique

L'équation est simple.

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Hmm, je sais, je sais, je suis, je sais, je sais, j'oublie...

Sous des airs aussi populaires que la commission Corbo peut l'être pour de futurs enseignants, j'entreprends ce blogue avec grâce et hargne. Bien le bonjour monsieur Viens!
J'ai passé une belle heure à mettre le blogue aux couleurs du temps - et de ma personnalité certes colorée -, hors de la combinaison design populaire du orange/bleu (ça viendra sûrement, mais elle m'exténue déjà). Je pense m'affranchir d'ici la fin de session (ou du temps de vie de ce blogue adoré) du modèle, assez pour avoir complété, petit à petit, un Css (c'est-à-dire une feuille de style) original. Pour ce point, il faudra aller dans les à apprendre.
J'évalue déjà avec gravité les défauts de google. Oups de blogger. (Remarquez le lapsus, pris bel et bien en direct, de l'association cérébrale entre blogger et google.) Entre autres, une absence de tags (traduction? étiquette?), bien utiles pour subdiviser ma pensée en catégorie. D'emblée, je reconnaîtrais bien l'utilité des Méta, Éditorial, Tutorial, La petite sociologue et Enseignement.
J'entretiens des doutes face à la partie sans états d'âmes qui caractérise présentement mon contrat pédagogique avec monsieur Viens. Ignorer le côté personnel, individualiste, voire égocentrique du blogue est faire fi des caractéristiques innées du mouvement :

« The modern blog evolved from the online diary where people would keep a running account of their personal lives. »


Les saute d'humeur (et critiques) de ce genre sont aussi très courantes, comme en témoigne wikipédia :

«le blog[ue] est très centré sur la publication d'opinions. »


Bon, revenons maintenant à nos moutons pédagogiques, après cette introduction quelque peu mouvementée.

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