mardi, octobre 24, 2006

Quand les feuilles tombent en cascade

Belle figure de style? La stylistique, elle n'est pas que comparée. Pour le Web, le CSS (cascading style sheet ou feuilles de style en cascades pour les francophiles) a renouvelé le look de plusieurs sites Web. Et si vous vous questionnez, tous les looks de vos blogues respectifs sont en CSS, le reste, ce n'est que du contenu.

Les avantages (selon Wiki) :
  • La structure du document et la présentation sont gérées dans des fichiers séparés.
  • La conception d'un document se fait dans un premier temps sans se soucier de la présentation, ce qui permet d'être plus efficace.
  • Dans le cas d'un site Internet, la présentation est uniformisée : Les documents (pages « html ») font référence à la (aux) même(s) feuille(s) de styles. Cette caractéristique permet de plus un "relookage" rapide.
  • Un même document peut donner le choix entre plusieurs feuilles de style(impression ou navigateurs web permettent d'accéder facilement à un choix de feuilles de style.
  • Le code HTML est considérablement réduit en taille et en complexité, puisqu'il ne contient plus de balises de présentation.
Pour la beautée de la chose, vous pouvez consulter Jardins Zen.

Pour moi, choisir sa mise en forme une seule fois et ensuite s'attarder au contenu, ça, c'est pratique. Et les feuilles de style sont certainement pour moi quelque chose à privilégier pour créer une certaine cohérence (et beauté) de présentation dans tout bon site Web.

C'est bien triste qu'Internet Explorer a encore de la difficulté à se standardiser aux règles du W3C (World Wide Web Consortium). Mais fichtre que la CSS, placé au pixel carré, est beau.

Houba!

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mardi, octobre 17, 2006

Cartes et concepts : un mariage gagnant

J'ai déjà utilisé bien des fois des cartes conceptuelles. Je connais donc déjà, mais il est bien d'y apposer un nom.

Parmi les sites proposés du Powerpoint, j'aime particulièrement celui-ci qui présente des travaux d'élèves. On y présente trois types de cartes : 1) chaîne, 2) chardon, 3) réseau. (je pourrais les décrire mais l'image vaut vraiment mille mots)

Toutefois, il faut aussi apprendre aux élèves à lire ce type de cartes. Comme on l'a vu à la dernière entrée, puisqu'il y a plus de 5 à 7 notions présentées, de nombreuses cartes conceptuelles peuvent être trop lourdes à regarder. Interpréter les cartes, c'est aussi comprendre les liens entres les concepts : que signifie une flèche double? ou simple?
Je préfère donc de ce fait beaucoup plus les cartes en arbre (arbre généalogique) qu'en réseau.

Finalement, j'aimerais vous montrer quelques cartes conceptuelles plutôt insolites.

On a, en tête de liste, music map :
Ici, les résultats pour Björk, qui regroupent pas mal de mes artistes préférés.

Deuxièmement, ce qu'on appelle en anglais les lovemap (mais encore là, je fais un glissement de sens...), de bonne vieilles cartes conceptuelles, qui, par exemple, dans les magasines à pottins, réussissent à tisser des liens entre un bon nombre de célébrités. X qui a couché avec Z qui est ami avec Y qui déteste W. J'en ai trouvé un petit exemple ici, il s'agit d'une lovemap pour une quelconque manga japonaise.

Enfin, les arbres phylogénétiques sont aussi pour moi des cartes conceptuelles. Un exemple ici, pour les marsupiaux. (je ferais n'importe quoi pour glisser une photo de koala quelque part :) ).

À propos de la phylogénétique, il s'agit simplement de taxonomie. Si ça semble encore trop compliqué, disons que les chats sont des félins qui sont des mammifères qui sont des animaux! Ah! Là c'est clair!

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Blanc immaculé : la réelle couleur

(je suis toujours fascinée par le spectre lumineux qui se dégage d'un prisme, et plus spécifiquement, le blanc, qui résume toutes les couleurs)

Le lien avec tout ça? Réal Leblanc. Ouin. Est poche.

Lors du dernier cours, il nous a été demandé de commenter une présentation powerpoint réalisée par Réal Leblanc et portant sur de quessé que de comment qu'on présente un texte (et son alimentation pendant la saison hivernale, vous vous souvenez?)

Je m'éxécute, donc (ne vous en faites pas, il ne s'agit pas d'une déclaration de suicide).

Trois points intéressants :

1) J'aime bien la manière dont monsieur Leblanc résume la transmission de connaissances. L'auditoire doit simplement :
1) Voir
2) Comprendre
3) Retenir

Il me semble que c'est simple et moins restrictif que les questions de Laswell. La présentation y revient assez souvent

2) Je suis contente qu'il aborde les règles de cohérence. Dans plusieurs travaux d'équipe et dans beaucoup de sites Web en général - et plus simplement dans un contexte linguistique -, j'en observe des contre-exemples qui me tapent sur les nerfs. Peut-on utiliser la même police partout? Mettre toujours les sous-titres en gras, les titres dans une autre taille de caractère? Ne pas être cohérent peut sémantiquement mêler l'auditoire (ou du moins m'aide allègrement à me mélanger, personnellement)
Pour moi, l'ordonnance est aussi une sous-catégorie de la cohérence. Pour être cohérent, il faut être ordonné. D'autre part, ordonner concepts et idées est une bonne stratégie métacognitive, selon moi. C'est aussi l'idée de base dans les cartes conceptuelles.

3) Enfin, je ne savais pas qu'il fallait présenter de 5 à 7 unités d'information à la fois. M'en voilà comblée. N'ayant jamais été confrontée à un contre-exemple, je n'avais jamais remarqué comment il peut être déstabilisant d'être soumis à trop d'informations visuelles à la fois. Créer des sous-catégories, est, je me répète, une stratégie qui s'avère alors beaucoup plus favorable et qui développe ô combien des stratégies métacognitives.

Quelques critiques (ou comment surutiliser les points de suspensions) :

-Les sons de la présentation sont parfois agressants... Pour ma part, j'aurais facilement diminué de moitié ceux-ci. Il ne faut pas abuser des bonnes choses!
-Le texte contient pas mal de fautes... pas pire pour un cours qui formera de futurs enseignants!
-Je me demande pourquoi il est important d'éviter le sérif pour la projection... Ça n'a pas été expliqué, seulement démontré et légèrement abordé durant le cours. La parole est aux graphistes!

Et concrètement...

Ok, je jure de changer quelque peu les couleurs de ce blogue pour en faciliter la lecture. Seulement, dès que j'aurai un peu plus de temps!

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mercredi, octobre 11, 2006

Passez-vous les maux...

Word est bien pratique pour taper bien du texte. J'ai bien été heureuse de connaître des fonctionnalités plus poussées la semaines dernière, comme la révision d'un texte à plusieurs.

Toutefois, ne nous laissons pas berner - Word n'est pas toujours convivial. Il est parfois difficile de trouver l'aiguille dans la botte de cowboy. (et pourtant, l'espace est assez restreint)

Un petit exemple qui m'est arrivé récemment :
État initial :
Je souhaite paginer un long travail.
Le long travail contenait certaines pages en paysages d'autres en portrait.
Certains numéros de page étaient absent de la mise en page.

C'est en cherchant beaucoup la tête d'épingle (tiens, ça rapettisse), en me questionnant énormément (pourquoi ces pages sont si particulières? qu'ont-elles que les autres non pas?) que j'ai finalement trouvé. Voyez-vous, en changeant la mise en page, on effectue, d'emblée et automatiquement un saut de section. Or, pour pouvoir insérer des numéros de page, il faut faire seulement des sauts de page. Sinon, il faut aller dans le pied de page des nouvelles sections, insérer un numéro de page, et dans le format, cocher à la suite de section précédente.
C'est ridicule le temps que ça m'a pris pour résoudre le problème. Et ça, je trouvais ça inacceptable (par orgueil et par hargne contre les produits de Microsoft).

Ma grosse question : comment les élèves - surtout des élèves peu habitués aux réalités informatiques, comme en accueil - peuvent-ils posséder les compétences nécessaires pour évaluer la situation problématique et la régler. Bien souvent - et je le remarque souvent chez mes compaires - on fait plutôt face à un sentiment d'impuissance et on cesse de vouloir se battre pour trouver Charlie. C'est une nature dichotomique de l'informatique pour moi. Chez les plus connaisseurs, les plus curieux, les plus résistants et généralement ceux qui ont une bonne estime informatique d'eux-mêmes, on souhaite à tout prix trouver l'erreur. Mais chez les autres, ça crée simplement un désespoir et une forme de rage inexplicable. Et ça, c'est pas bon lorsqu'on veut développer la confiance en soi de l'élève.

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mardi, octobre 03, 2006

L'anatomie informatique

La semaine dernière, nous avons été invité à faire une cyberquête sur le thème des composantes de l'ordinateur. Sujet plus qu'intéressant pour moi, puisque, d'une part, j'avais déjà fait un travail semblable au secondaire et, d'autre part, j'ai disséqué plus d'une fois le boîtier de mon ordi pour tenter de le réparer (ou plus simplement, de mettre à jour quelques-uns de ses composants).

Or, en coulisses, pendant la pause, plusieurs se demandaient à quoi cela pourrait bien servir plus tard. C'est un débat intéressant. D'un côté de l'arène, on postulait que, tout comme dans la biologie, on n'avait certes pas besoin de connaître le fonctionnement de l'estomac, par exemple, pour que l'estomac digère. Et c'est bien vrai.
D'autant plus que, dans la mise en situation, on proposait à l'enseignant de choisir les ordinateurs. Chose qui, selon plusieurs, ne devrait pas incomber à la tâche des enseignants, déjà surchagée. J'approuve. Pourquoi ne pas simplement recourir à un technicien informatique?

Mais la fille qui aime les ordis se fait l'avocat du diable. Il est vrai, quand tout va bien, qu'on a peu tendance à disséquer la carcasse. Mais lors d'une maladie, n'est-il pas important de faire une batterie de tests, de prélever des échantillons? Pour poursuivre la comparaison plus loin, est-ce que certaines personnes ont des problèmes de reins. Outre la dialyse, quelle est la solution - parfois la plus efficace? Le don d'organe. La transplantation.
Et là, moi, je me questionne : quel est l'avantage pour un patient d'être capable déjà de reconnaître les symptômes avant-coureurs, de bien connaître son corps et ses limites? Un diagnostic plus rapide, qui permet d'empêcher la détérioration de la situation - au besoin, on contacte les experts, qui nous prendront en charge (si la ligne d'attente n'est pas trop longue - mais je m'éloigne de l'allégorie informatique!)

C'est ainsi qu'un bon utilisateur sera attentif à son ordinateur. Il écoutera le disque tourner, et quand celui-ci fera du bruit, aura des symptômes étranges, il pensera - avant la catastrophe - à sauvegarder ses données sur un autre support, créer un clône (ghost, en anglais : sans entrer dans des détails, une copie EXACTE du disque dur, comme si on y était) et remplacer le disque défectueux avant qu'il ne grille.

De façon générale, je me suis toujours demandé comment l'ordinateur allait transformer l'éducation. Étudiera-t-on la fin ou les moyens?

Entre autres, je me suis demandé si on ne verrait pas apparaître une valorisation du binaire (et de la base deux) en mathématiques. Et apprendra-t-on à coder (du java, du c++, ou plus simplement du html?)? À consulter le programme de mathématiques au secondaire, on peut se demander si démontrer la loi des cosinus n'est pas un peu technique pour la vie courante. Pourtant, on l'enseigne, en se disant que ça servira de base à l'esprit scientifique et aux apprentissages du cégep.
En bonne futurologue, je prévois deux hypothèses :
1) Les systèmes seront de plus en plus userfriendly (ah, bien hâte de voir Vista), alors il n'est pas essentiel d'enseigner quelque programmation que ce soit à l'élève. Des logiciels (Dreamweaver, Mozilla Composer, Frontpage, BBEdit et j'en passe) seront spécifiquement développés pour permettre à l'utilisateur de réaliser ce qu'il veut faire sans coder (le css, le html, le asp, le xml, etc.). On développera ce que j'ai décidé de nommer des métalogiciels (des logiciels qui font des logiciels). Et vlàm.
2) On voudra montrer à l'élève comment changer et critiquer son milieu informatique. Il devra par conséquent acquérir certaines connaissances en programmation.

J'aimerais, avant de vous quitter, vous laisser une énigme à résoudre (question de troisième degré et amorce pour une prochaine entrée sur les unités de mesure).
Je compterai jusqu'à 64. Expliquez-moi alors les bases du binaire.

Bonus : Jusqu'à quel nombre puis-je compter sur mes dix doigts?

0
1-1
2- 10
11
4- 100
101
110
111
8 - 1000
1001
1010
1011
1100
1101
1110
1111
16 - 10000
10001
10010
10011
10100
10101
10110
10111
11000
11001
11010
11011
11100
11101
11110
11111
32 - 100000
100001
100010
100011
100100
100101
100110
100111
101000
101001
101010
101011
101100
101101
101110
101111
110000
110001
110010
110011
110100
110101
110110
110111
111000
111001
111010
111011
111100
111101
111110
111111
64 - 1000000


(à noter : les mathématiques sont enseignées en accueil et le travail avec d'autres bases est encouragé au primaire - voilà, il s'agit de faire un projet commun info et math)

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