mercredi, septembre 27, 2006

Exceller en la matière

Tout d'abord, il est à noter qu'Angélique est très contente de connaître Excel. J'ai eu peu l'occasion (voire pas - toussotement) d'utiliser un tableur dans ma vie informatique (oui! oui!). Je vous rassure tout de suite - je suis encore capable d'installer un disque dur (euh... les ide, je n'ai pas encore joué avec les sata, ouin).

Je suis aussi contente de voir que les tableurs contiennent quelques références à la programmation.
[début du langage de programmation=]fonction(appliquée de là:à là[et;]de là:à là)
=somme(e3:e5;a6:a10)

Pour moi, l'informatique possède aussi sa langue toute particulière, tout comme les maths. Qu'on apprenne n'importe quel langage, ça ne me dérange pas. Mais je trouve que la programmation inculque une forme d'abstraction, une pensée difficilement accessible autrement. Bien difficile à expliquer autrement (et je n'ai fait que du html et du maple, ça ressemble plus à une interlangue qu'une langue en soi...), ça se vit. Le meilleur parallèle reste mathématique, selon moi.

Pour ce qui est de son utilisation pratique, j'abonde dans le sens de mes collègues. Excel - ainsi que tous les tableurs, surtout leurs équivalents open source (je suis bien fière du militantisme d'Alexandre en la matière) - permet de compiler des résultats, de créer des feuilles de présences et de façon plutôt vulgarisée, de faire plein de choses qui requièrent l'utilisation de listes. Les exemples et exercices en classe montraient selon moi un bon aperçu des applications possibles. Excel est un bureaucrate.

Excel, réforme et français langue seconde

Je me souviens encore d'un travail que l'on avait à réaliser en anglais langue seconde. Nous devions, par équipe, faire des sondages sur un ensemble significatif d'étudiants. On pouvait choisir le sujet, mais l'on devait ensuite présenter le travail, rédigé en anglais, au reste de la classe.

Sans inclure des objectifs généraux et spécifiques très précis (oups, des compétences!), voilà en résumé de quoi le travail pourrait avoir l'air :

Mise en situation

On raconte aux élèves qu'à chaque décennie, Statistiques Canada effectue la tâche colossale de recenser la population canadienne. On cumule (et accumule, auparavant) alors les données sur le statut civil, l'âge, l'ethnicité, le revenu, la langue première et sur d'autres données concernant ses habitants. Explication à adapter selon le niveau : Ces données sont nécessaires puisqu'elles déterminent les politiques gouvernementales (avec la dénatalité, pourra-t-on se permettre de diminuer le budget en éducation, par exemple) et servent de base pour des recherches plus poussées en sciences humaines.

Description du travail

Les élèves devront donc jouer aux fonctionnaires en faisant un recensement, cette fois-ci à une échelle moins élevée. Selon le niveau, on peut penser au recensement d'une classe, d'un niveau, d'un cycle ou encore de l'école, tout dépend des ambitions. En accueil, il peut être intéressant de demander aux élèves de trouver des données relatives à l'origine ethnique et à langue première des élèves. J'y vois deux raisons. D'une part, les élèves se sentiront valorisés quand ils feront face à la diversité (on suppose) et à la pluralité des cultures dans l'école. D'autre part, les élèves sortiront du milieu d'accueil pour communiquer oralement à des élèves en classes régulières, ce qui devrait avoir un effet positif sur leurs apprentissages, leur intégration et leur socialisation.

Étapes

1) Formation des équipes
2) Formulation des questions abordées par le recensement
3) Choisir son public cible (veut-on recenser les élèves de secondaire 1, pourquoi?)
4) Recensement sur le terrain
5) Compilation des résultats
6) Rédaction d'un rapport, tableaux et graphiques compris, à l'aide d'un tableur (format propriétaire ou ouvert confondus :) )
7) Présentation du rapport à l'enseignant
8) Correction du rapport
9) Présentation orale des résultats de sa recherche devant la classe
10) (facultative) Dépôt du rapport à la direction

Je croyais intéressant de déposer une copie du rapport à la direction, s'il y a lieu. D'abord, une étude bien réalisée devrait être un outil utile à la direction (oui, je crois à la force du travail des élèves). Et en second lieu, le dépôt du rapport à la direction peut valoriser l'élève tout en le poussant à dépasser ses limites face au travail.

Mylène a eu une idée semblable à la mienne. Comme quoi les tableurs sont associés aux statistiques!

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